L’année 2018 s’est poursuivie comme la précédente, dans une certaine léthargie en matière de mobilisation pour la gouvernance, la probité et la lutte contre la corruption. Du côté des autorités publiques, la nomination en fin d’année du président de l’instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption et de celui du Conseil de la concurrence, est venue sauver une année blanche marquée aussi par le gel de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Du côté de la société civile, les procès engagés à l’encontre de dirigeants des mouvements sociaux et de journalistes et la restriction à l’activité associative plombent le climat de mobilisation citoyenne pour la réalisation des droits et la promotion de la gouvernance publique.

Dans ce contexte, la remise en cause du modèle de gouvernance poursuivi par le Maroc jusqu’à présent et les difficultés que le gouvernement éprouve à trouver l’harmonie dans ses rangs pour engager les réformes importantes que le pays réclame, sont l’indice d’une crise profonde de gouvernance publique.

Au plan international, l’année a été marquée par la poursuite, par le Maroc et par Transparency International, de l’avancée vers l’Afrique, notamment pour consolider un cadre normatif commun de lutte contre la corruption, ainsi que par la conférence internationale de lutte contre la corruption tenue à Copenhague.

L’environnement politique international ne se révèle pas de son côté encourageant pour la société civile face à la persistance des conflits armés, du terrorisme, des migrations et de la montée des valeurs identitaires et la contraction des libertés civiles et de valeurs de durabilité.

Transparency Maroc a réussi au cours de cet exercice à renforcer l’appui à ses programmes et à les diversifier au plan interne et international.

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