Depuis le 6 janvier 2010, notre association a entamé sa quinzième année d’existence. La présente assemblée générale annuelle est également la première qu’elle tient avec l’attribut de la reconnaissance de l’utilité publique. Au cours de ces quatorze années d’engagement, nous avons été conduits d’abord à consolider l’existence de notre association aussi bien au plan juridique que par son ancrage dans la société. L’hostilité déclarée par les autorités publiques à notre initiative nous a d’emblée confortée dans une démarche résolument ancrée dans la revendication du respect du droit et le développement de vastes alliances tant sur le plan interne qu’international. Le soutien enthousiaste que nous avons progressivement reçu au sein de la société civile ainsi que l’accueil favorable que nous avons obtenu de la part des organisations internationales et de Transparency International nous ont permis d’élargir nos alliances, de porter haut nos convictions et de mériter la place qui est aujourd’hui la notre, tant au sein de la société marocaine qu’au niveau de la région et du mouvement international de lutte contre la corruption. Notre conception de la lutte contre la corruption a été dès l’origine profondément nourrie des valeurs des droits humains et de l’objectif de développement. Telle qu’elle s’est déclinée dans la charte adoptée par notre assemblée constitutive, elle s’est avérée au terme de ce parcours, en harmonie parfaite aussi bien avec le concept de Système national d’intégrité (SNI) qui exprime au sein de Transparency International les objectifs et les valeurs partagées du mouvement qu’eu égard aux dispositions de la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC). L’intérêt actuellement affiché pour la gouvernance publique témoigne du progrès accompli au cours de la dernière décennie par les idéaux auxquels nous sommes attachés et les objectifs que nous poursuivons mais il souligne aussi pour les acteurs avertis, l’impératif de relever la vigilance et d’adapter leur action aux nouvelles formes de résistance que ne manque pas de susciter la revendication de la transparence. Le mouvement citoyen mondial de lutte contre la corruption vient d’en prendre une nouvelle fois, la mesure, à l’occasion de la troisième conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la Corruption qui s’est tenue à Doha au mois de novembre. Loin d’être démobilisé par la timidité des mesures adoptées en vue d’assurer la mise en œuvre efficiente des dispositions de la Convention, il en sort mieux renseigné sur les attitudes réelles des différents acteurs et plus déterminé encore à poursuivre son combat pour que le cadre institutionnel dont se dotent les Etats au 2 titre de la lutte contre la corruption ne soit pas un simple faire valoir à l’égard de leur opinion publique et de leurs pairs, mais qu’il devienne réellement un moyen pour réduire le champ de l’impunité et étendre celui de la transparence et de la reddition des comptes. Le rappel du contexte national (1) et international (2) dans lequel s’est développé le travail de Transparency Maroc (TM) permettra de mieux apprécier le bilan de ses activités et leur continuation au cours des années à venir (3).

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